Tueries aux États-Unis, Trump s’en prend aux jeux vidéo et aux réseaux sociaux

Tueries aux États-Unis, Trump s’en prend aux jeux vidéo et aux réseaux sociaux

Les carnages d’El Paso et de Dayton ont donné lieu à une profusion de réactions de la part des politiques américains. Les démocrates blâment Donald Trump d’avoir entretenu un climat de haine raciale. Pour les républicains, le « dénominateur commun » à ces tueries de masse serait les jeux vidéo et les réseaux sociaux.

Selon le président des États-Unis, la « culture de la violence » qui gangrène le pays est d’origine numérique. Tout en condamnant le « suprémacisme blanc », dont se réclamait le terroriste d’El Paso, Donald Trump, lors d’une allocution télédiffusée depuis la Maison Blanche, a de nouveau fustigé les réseaux sociaux et une industrie de « jeux vidéo macabres » qui, selon lui, apprennent aux jeunes à tuer.

Une allocution courte de 10 minutes chrono, mais qui a fait aussitôt dévisser les actions des géants de l’industrie vidéo ludique en Bourse. Take Two, Electronic Arts, l’entreprise Blizzard ou encore le français Ubisoft, ont vu leur valeur boursière baisser de 3 à 6% en l’espace de quelques heures, leurs pertes cumulées sont estimées à environ 4 milliards de dollars.

Par ailleurs, les joueurs ont massivement réagi aux propos du président américain sur les réseaux sociaux. « Imaginez le carnage si le reste du monde commençait à jouer aux jeux vidéo », ironise un internaute. « Les jeux vidéo n’entraînent pas de tuerie de masse, le suprémacisme blanc si » renchérit un autre.

8chan, un cloaque de la haine

Le meurtrier d’El Paso au Texas est bien passé par internet pour annoncer sa tuerie, mais nullement en utilisant les réseaux sociaux comme semble l’affirmer Donald Trump. Le tueur a choisi 8chan, la plateforme de discussion en ligne préférée des « suprémacistes blancs » du monde anglophone pour diffuser son « manifeste » qui annonçait ses funestes intentions. Depuis ce lundi, le forum est devenu inaccessible,lâché par l’un de ses prestataires de services Web, Cloudflare, qualifiant au passage ce site d’extrême droite de « cloaque de la haine » en ligne.

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